FONDS RÉGIONAL DE BOURSES D’ÉTUDES ET D’INNOVATION (RSIF): Le Bénin rejoint l’initiative

En février 2021, le Gouvernement béninois, par son Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), a signé, avec le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (icipe), l’Unité de coordination régionale du RSIF, l’accord qui fait du Bénin, le 7ème pays après le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le
Kenya, le Rwanda et le Sénégal, qui porte le Fonds régional de bourses d’études et d’innovation (RSIF) ; l’initiative naissante du continent visant à renforcer la formation avancée en sciences appliquées, en ingénierie et en technologie. Pour le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Eléonore YAYI LADEKAN, elle (cette initiative) s’aligne bien sur les stratégies du pays, de renforcement des capacités scientifi ques, techniques et d’innovation dans des domaines prioritaires tels que l’agriculture, l’environnement, l’énergie, le numérique, les infrastructures et la santé.

En effet, lancé en 2017, le Fonds régional de bourses d’études et d’innovation (RSIF) est le programme phare du PASET, le Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET) lancé en 2013 par les gouvernements du Sénégal, de l’Éthiopie et du Rwanda avec la facilitation de la Banque mondiale. Il (le PASET) vise à combler les lacunes systémiques en matière de compétences et de connaissances dans les domaines ASET prioritaires de l’Afrique subsaharienne, et à renforcer la capacité des établissements d’éducation et de formation africains à former des
techniciens, des ingénieurs et des scientifiques de haute qualité pour répondre aux exigences de l’économie.

Ainsi donc, le RSIF vise à soutenir la formation doctorale, la recherche et l’innovation dans les universités africaines sélectionnées comme centres d’excellence dans des domaines identifiés par le PASET comme secteurs économiques prioritaires pour la croissance et le développement; notamment les TIC incluant le big data et l’intelligence artificielle; sécurité alimentaire et agro-industrie; génie des minéraux, des mines et des matériaux; énergie, y compris les énergies renouvelables; et le changement climatique.

Régime de subventions compétitif, le RSIF comporte deux volets: (i) le fonds général, qui soutient annuellement des projets de formation doctorale, de recherche et d’innovation et (ii) le fonds permanent ou de dotation, dont les recettes
sont reversées au fonds général.

Les étudiants des pays d’Afrique subsaharienne, principalement des professeurs d’universités d’Afrique subsaharienne qui n’ont pas le doctorat, sont éligibles aux bourses RSIF. Le RSIF renforce les capacités dans la région pour soutenir durablement ces chercheurs en doctorat au-delà de leur formation lorsqu’ils entrent dans le milieu universitaire, l’industrie ou deviennent des entrepreneurs.

Le RSIF fonctionne à travers trois guichets:

  • le guichet 1 offre des bourses pour les doctorants et le renforcement des capacités des universités d’accueil africaines du RSIF;
  • La fenêtre 2 offre des subventions de recherche
  • et la fenêtre 3 offre des subventions à l’innovation.

Le RSIF se concentre sur les technologies transformatrices qui ont un impact positif considérable sur la société. Le RSIF est soutenu par les gouvernements africains qui apportent une contribution minimale de 2 millions USD chacun au programme. Le financement devrait atteindre au moins 65 millions USD d’ici 2024.

D’autres investissements ont été fournis par la Banque mondiale, le gouvernement de la Corée du Sud et l’Union européenne. Au moins 40 pour cent du soutien du RSIF sont réservés aux femmes. «Nous pensons que les objectifs du RSIF / PASET sont alignés sur nos stratégies de renforcement des capacités scientifiques, techniques et d’innovation dans des domaines prioritaires tels que l’agriculture, l’environnement, l’énergie, le numérique, les infrastructures et la santé. Par ailleurs, le partenariat intra-africain et celui avec les autres continents tel que prévu dans ce programme est essentiel

pour le développement
socio-économique au
Bénin et en Afrique subsaharienne », a déclaré
le Professeur Eléonore
YAYI LADEKAN, Ministre
de l’Enseignement Supérieur et de la Science
Recherche de la République du Bénin.
«Le grand intérêt des
communautés scientifi ques africaines à
faire progresser leurs
connaissances et leurs
compétences met en
évidence la nécessité
d’investir davantage
les gouvernements africains dans les talents locaux pour renforcer les
capacités scientifi ques
et d’innovation. Nous
pensons que le Bénin
et les six autres pays
qui ont jusqu’à présent
contribué, servent d’inspiration pour que de
nombreux autres gouvernements se joignent
à cette initiative importante », a déclaré le Dr
Segenet Kelemu, directrice générale et PDG
d’icipe.
Dr Segenet Kelemu,
directrice générale et
PDG d’icipe.
Le Fonds contribue directement à la mise
en œuvre de la stratégie de l’Union africaine
(UA) pour la science,
la technologie et l’innovation (STISA) 2024,
la stratégie continentale pour l’éducation
en Afrique (CESA) et les
objectifs mondiaux de
développement durable (ODD).
Depuis la création du
RSIF, il y a eu un intérêt
immense et croissant
de la part des chercheurs et des bénéfi –
ciaires potentiels, avec
plus de 6 500 inscrits à
sa base de données.
Ayant commencé avec
15 bourses de doctorat en 2018 avec des
contributions des gouvernements du Kenya
et du Rwanda; 67 bourses en 2020 avec des
contributions du Burkina
Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Sénégal; et un projet de
120 bourses d’études
en 2021, le RSIF devrait
se classer parmi les 300
bourses de doctorat
d’ici 2022.
«Le RSIF est le premier
fonds scientifi que panafricain détenu et
géré par des Africains
qui promeut un modèle
d’étude intra-africain
de haute qualité pour
la formation doctorale. La dotation RSIF en
cours de création assurera une plate-forme
africaine durable pour
renforcer la production de connaissances
et l’innovation ancrées
localement pour une
croissance économique accélérée. De solides partenariats avec
le nord du monde rendent cela possible », a
déclaré le professeur
Aminata Sall Diallo, directrice exécutive du
conseil d’administration
du PASET.

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