Un SIGE performant, gage d’une meilleure planification et d’un meilleur dialogue sur les politiques éducatives

Les données du  système d’information pour la gestion de l’éducation (SIGE)sont à la base de l’essentiel des décisions prises par les gouvernants, les responsables du secteur et les diverses parties prenantes impliquées dans les processus de prise de décision, pour un secteur de l’éducation toujours plus au service du développement. Il va donc de soi qu’un SIGE performant, induise une meilleure planification et un meilleur dialogue sur les politiques éducatives. Malheureusement, plusieurs sont encore ces pays africains, dont  le SIGE porte de graves lacunes lesquelles généralement, sont sources de mauvais choix politique aux conséquences souvent irrémédiables. Dès lors, définir où se situent ces lacunes devient un défi, tout comme déterminer les technologies et fonctionnalités nécessaires parmi la multitude d’options disponibles, afin de s’aligner efficacement sur les objectifs et les priorités du pays. A cette seconde préoccupation répond le PGI Cocktail + déjà adopté par plusieurs pays.

En effet, les données des SIGE sont l’un des outils les plus efficaces pour informer et donc faciliter les décisions à tous les responsables du secteur de l’éducation. Ainsi donc, la culture de la prise de décision fondée sur les données, doit consolider les contributions de la communauté des statisticiens et des scientifiques des données, des organisations du secteur social, des partenaires des secteurs public et privé, des communautés, des praticiens et des décideurs ; c’est dire que, chaque partie prenante a un importantrôleà y jouer pour l’atteinte des objectifs communs en matière d’éducation et de formation en Afrique.

Selon plusieurs évaluations menées par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) et d’autres organisations de développement au cours de la dernière décennie, la plupart des pays africains sont confrontés à diverses difficultés en termes de production de statistiques sur l’éducation qui soient précises, complètes et publiées en temps opportuns. C’est ce qu’a révélé l’Association dans sa 13e d’une série de blogs publiée en 2019 dans le cadre de sa collaboration avec le Partenariat mondial pour l’éducation. Faisant l’état des lieux, l’ADEA précisera que malgré les progrès réalisés par les pays africains dans la production et l’utilisation de données sur l’éducation pour soutenir la planification et éclairer les politiques et la prise de décisions, de nombreuses lacunes persistent.

Ces difficultés seraient encore plus prononcées dans les pays en situation de conflit, post-conflit et fragiles, où le nombre de réfugiés ou de déplacés internes est élevé. En outre, la coordination des acteurs au sein des pays reste faible, et la collecte ainsi que la communication des données sont fragmentées et impliquent plusieurs ministères et institutions responsables du système d’information pour la gestion de l’éducation (SIGE).

Dès lors, définir où se situent ces lacunes devient un défi, tout comme déterminer les technologies et fonctionnalités nécessaires parmi la multitude d’options disponibles, afin de s’aligner efficacement sur les objectifs et les priorités du pays. Mais, si définir où se situent les lacunes, semble relativement plus aisé, déterminer les technologies et fonctionnalités véritablement adaptées par contre, est beaucoup plus embarrassant pour les pays.

Et pourtant, l’Afrique dispose du PGI Cocktail+, un système de gestion intégrée redéveloppé prioritairement pour l’Afrique francophone et ses spécificités et en mesure d’adresser la totalité du secteur éducation tant au niveau établissement qu’au niveau global national (comme au Mali).
Le Progiciel répond aux objectifs et aux priorités de tout pays qui l’adopte et ce, dans une vision d’amélioration et d’adaptabilité constantes de la technologie. Il s’agit d’une approche qui permet d’élaborer une architecture logique particulièrement souple permettant de gérer autant d’écoles, de collèges et d’établissements d’enseignement supérieur que nécessaires en s’intégrant parfaitement dans le système d’information du ministère dont ils sont les principaux composants.

Lorsque le PGI Cocktail+ est déployé en mode “CLOUD” sur un Datacenter distant (non dédié à un seul établissement) pour plusieurs établissements distincts (ou pour TOUS comme au Mali) il permet l’autogestion et l’autonomie de chacune de ces institutions d’enseignement. En effet dans ce mode (CLOUD) chaque établissement ou composante autonome dispose de sa propre instance (virtuelle) dédiée du PGI lui permettant de disposer d’un système d’information étanche. La séparation des données et la sécurité entre les établissements étant assurées.        
Bien sûr la construction de tableaux de bord tant locaux (niveau établissement) qu’au niveau global (ministère ou fédération d’établissements) est facilitée, fiable et temps réel. Ceux-ci s’appuyant sur un référentiel de données centralisé dispensant nécessitant plus de développer des API de synchronisation des données ou de réaliser des enquêtes en ligne locales pour chaque établissement.

Au Mali, cet outil gère l’ensemble des universités (5) et grandes écoles (4) du Mali et l’ensemble des processus de gestion des étudiants dans un établissement. Ce qui est une première en Afrique francophone. A propos, le RecteurMoussa Djiré de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako évoquera trois vertus essentielles de l’outil :

« La première qui réside dans  le caractère global et systémique du progiciel PGI Cocktail+. Cela s’exprime à travers la création d’un espace de travail numérique complet prenant en compte toutes les préoccupations, académiques, pédagogiques, administratives et patrimoniales des gestionnaires universitaires. Cet espace englobe aussi bien les offres de formation, la gestion de la scolarité, y compris les inscriptions en ligne, la confection des cartes d’étudiants fiables que la mise en place d’une base de données pour la gestion des ressources humaines et l’accès aux ressources bibliothécaires numériques.

La seconde vertu concerne la possibilité de génération à temps réels des statistiques fiables sur différents indicateurs retenus. De ce fait, le progiciel constitue un outil efficace d’information et de suivi  des différents pans de la gouvernance universitaire, de la progression du taux des   inscriptions  aux sorties de promotions.

Enfin, la troisième réside dans la souplesse et l’adaptabilité constante du progiciel. La conception du programme est telle, qu’elle permet de prendre en charge les nouveaux besoins et problématiques qui apparaissent sans cesse  dans le champ de la gouvernance universitaire ».

Une quatrième vertu pourrait même être ajoutée, en cette période particulière de pandémie, c’est la capacité d’un tel système d’information totalement intégré de disposer d’un potentiel immédiat de virtualisation des enseignements et de la gestion. De même l’accès aux ressources numériques est particulièrement simplifié grâce au SSO (Single Sign On) CAS (Central Authentication System) livré de base avec le PGI Cocktail+.

Rappelons que l’expérience Campus Mali racontée dans un article pour le Congrès EUNIS (EuropeanUniversity Information Systems) tenu  en Norvège du 04 au 07 Juin 2019, a reçu la plus haute distinction, en étant élu comme  « Winner of the 2019 Elite Award ». 

Aujourd’hui, le PGI Cocktail+ / ScolariX+ dans sa version “Full Web” n’est plus un logiciel européen adapté à l’Afrique ; MAIS bien un logiciel refondu à 100% en Afrique et en premier lieu au Mali où il s’applique à tout le secteur de l’enseignement supérieur, avec possibilité de l’étendre à tout le secteur de l’éducation.

Brice ASKY

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