La banalisation ou légèreté dans le choix de la technologie, une option politique hasardeuse.

L’un des secteurs les plus touchés par la pandémie de COVID-19, est celui de l’éducation avec son cortège de fermeture précipitée des écoles collèges et universités. Continuer d’assurer des enseignements et apprentissages en cette période de crise sanitaire est, depuis lors, devenu le gros défi pour toutes les parties prenantes engagées pour une éducation inclusive et de qualité en Afrique. Aussi, s’accordent-elles à reconnaitre, à l’issu de multiple webinaires, que l’éducation sur le continent, en période de COVID et post COVID, ne pourra plus demeurer la même, au regard  de ce challenge. Il s’impose alors aux pays, de créer l’environnement pour un système éducatif résilient capable de poursuivre les offres éducatives même en temps de crise. Il s’agit entre autre pour eux (les pays), d’opter pour une technologie innovante à même de constamment assurer la continuité des apprentissages à distance.

Aussi, l’imprévisibilité de la pandémie, et le fait qu’aucune fin immédiate ne soit en vue, font-ils de la banalisation ou toute légèreté dans le choix de la technologie, une option politique hasardeuse.

L’éducation est le droit humain fondamental qui modifie le statut social et culturel ainsi que la vie politique, religieuse et économique des individus et des familles. Pour les personnes en Afrique, l’éducation est la clé pour libérer la jouissance de leurs droits, notamment au milieu de la pandémie COVID-19. En d’autres termes, le processus éducatif devrait se poursuivre même pendant les fermetures d’écoles généralisées. La continuité de l’enseignement et de l’apprentissage est un élément essentiel de la gestion des urgences à l’école.

Il favorise la cohérence de l’éducation et le développement personnel malgré les circonstances qui interrompent la fréquentation scolaire normale des élèves. Cette crise mondiale a donc confirmé que l’éducation n’est pas un processus dépendant du temps et lié au lieu.

La perturbation causée par la pandémie et son impact considérable nécessite des approches éducatives innovantes à grande échelle qui transforment les systèmes éducatifs pour répondre aux besoins de tous les enfants. Mais la question demeure: comment y parvenir.       
Dans un tel contexte l’apprentissage à distance devient un impératif ; et il est essentiel d’investir dans des infrastructures TIC de pointe.

Les produits de technologie éducative à la disposition des systèmes éducatifs et des écoles ont des capacités différentes et les responsables de l’éducation devront utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour choisir ce qui pourrait fonctionner le mieux dans leurs contextes. Autrement dit, la banalisation ou toute légèreté dans le choix de la technologie, serait une option politique hasardeuse.

Rappelons une nouvelle fois le cas du MALI qui a fait le choix d’un système d’information unifié à gestion intégrée grâce au PGI Cocktail+ / ScolariX+, un logiciel “Full Web” totalement refondu et adapté aux besoins du Mali et de l’Afrique francophone mais pas que!

Le MALI accède ainsi à un niveau d’informatisation de son secteur enseignement supérieur public unique en Afrique francophone y compris même en France et ceci du fait même de son application à l’échelle nationale. C’est aujourd’hui un “Cloud” ministériel disposant d’un SSO (Single Sign On) CAS (Central Authentication System) unique pour TOUS les étudiants (et personnels) du Mali s’appuyant sur un annuaire d’interopérabilité LDAP (Lightweight Directory Access Protocol).

Les étudiants et personnels accèdent ainsi à leur ENT (Environnement Numérique de Travail) mais aussi aux bibliothèques virtuelles comme CAIRN ou les « Bibliothèques numériques africaines » ou toute autres ressources inter-opérables avec le PGI.

Ce genre de solution TIC est alors très large, homogène et sans contrainte infrastructurelle. Elle s’appuie sur G-Suite (Google Apps Education) permettant ainsi de répondre au besoin d’une forte virtualisation des enseignements mais sans exclusives notamment avec la construction agile de solutions mixtes physiques-virtuelles sans obligation d’extensions immobilières coûteuses et aux délais livraison lointains.

Avec un tel système d’information la gouvernance dispose ainsi de moyens temps réel et fiables en matière d’Infocentre et de Business Intelligence.

À noter que ce qui est vrai au niveau global (l’État) l’est tout autant au niveau d’un établissement autonome et indépendant (cf Université de Ziguinchor par exemple) : qui peut le plus peut le moins!

Enfin, cette solution “citoyenne” Open Source répond aux contraintes financières africaines, de par ses coûts particulièrement bas, de mise en œuvre et de fonctionnement sur le long terme.

Rappelons que le PGI intègre bien évidemment des solutions de paiement en ligne très usitées en Afrique de l’Ouest.

Un tel PGI s’intègre aux différents systèmes d’information pré-existant dans les établissements et agit comme un élément fédérateur.

De base le PGI Cocktail+ inter-opère avec Google (très largement utilisé) et son G-Suite Education (gratuit) : classes virtuelles (Classroom), visio (Google Meet), Agenda, Évaluations, … naturellement associées à tout type de ressources numériques pédagogiques (Youtube, Docs, Formulaires, Feuilles de calcul, Mails, … )

Une telle inter-opérabilité est aussi possible avec tout autre outil tiers comme c Moodle ou Office 365 ou … grâce à LDAP ou Active directory ou aux API (interfaces de programmation applicatives) disponibles.

Quoiqu’il en soit si la virtualisation totale, mixte ou nulle s’appuie toujours ici sur le même système d’information : Formations, Enseignements, Étudiants, Enseignant. Ceci assurant fiabilité, cohérence et continuité pour tous les cursus d’enseignement.

Pour obtenir de tels résultats et accéder à de telles fonctionnalités il faut bien sûr maîtriser les concepts et l’outil de la part des enseignants et de l’administration des établissements qui doivent être convaincus de ses effets bénéfiques tant pour eux que pour les étudiants.

La crise de Covid-19 a offert une opportunité de renforcer la technologie éducative en Afrique. Cela pourrait réduire la dépendance à l’égard de la prestation de l’enseignement présentiel.

Brice ASKY

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