De la gestion «artisanale» à la gestion «moderne numérique» des établissements d’enseignement: la délicate et irréversible transition

L’impact de la pandémie de COVID-19 sur le secteur de l’éducation, a engendré de nouveaux défis et exacerbé ceux existants au point où les établissements d’enseignement et d’apprentissage en Afrique, comme dans le monde, en sortiront profondément modifiées tant dans leur administration que dans leur fonctionnement. Dès lors, la transition irréversible ainsi induite vers les services à distance de l’éducation, devra se traduire par le développement d’un cadre stratégique numérique à long terme qui assure la résilience, la flexibilité, l’expérimentation et l’amélioration continue du secteur.      
Une transformation numérique qui doit être ancrée dans la culture institutionnelle des processus de planification stratégique et des structures organisationnelles aux pratiques administratives et opérationnelles quotidiennes ; autrement dit, une gestion intégrée au niveau d’un seul comme de plusieurs établissements, d’un pays ou même d’une fédération d’ÉTAT POUR tout le secteur de l’éducation.

Il s’agit donc d’un vrai défi pour lequel il faut une technologie adéquate et éprouvée, portée par un partenaire stratégique avisé.   

Avant la pandémie, l’enseignement en ligne en Afrique relevait du luxe, comme en témoigne une enquête de l’Association des universités du Commonwealth selon lequel, seulement 16% des répondants ont indiqué que l’enseignement en ligne se fait dans tous ou dans la plupart des départements. Une situation certainement plus critique en zone francophone.

Mais en mai 2020, donc en pleine pandémie, le pourcentage est passé à 74%.  Seulement, n’y ayant pas été préparées, la plupart des universités sont confrontées à de graves défis liés à l’enseignement et à l’apprentissage à distance, et à l’administration à l’aide de plateforme en ligne. Des défis d’infrastructures, de connectivité numérique et surtout de technologie appropriée, qui rendent difficile la transition.    

En effet, pour ralentir la propagation de la COVID 19, de nombreux gouvernements ont pris, entre autres mesures, la décision de fermer les écoles et les universités. En Afrique, le problème est si grave avec plus de 91% des écoles touchées (statistiques UNESCO). Et pour atténuer les effets immédiats de ces décisions, les gouvernements et les parties prenantes de l’éducation ont été contraints de mettre en place des solutions d’enseignement et d’apprentissage à distance afin de garantir la poursuite dans cette période de perturbation soudaine et sans précédent.

Aussi, l’administration universitaire déjà confrontée à la complexité de la mise en œuvre du système LMD, dans le contexte africain de massification dans des universités aux infrastructures et équipements limités, devra dans un tel environnement  passer de  la gestion « artisanale »  à la gestion « moderne numérique » de l’établissement ; une délicate transition mais irréversible vers les services à distance de l’éducation, qui devra se traduire par le développement d’un cadre stratégique numérique à long terme qui assure la résilience, la flexibilité, l’expérimentation et l’amélioration continue du secteur.

La question évidemment embarrassante pour la plupart des pays, est la technologie à adopter. Une technologie innovante, capable d’allier à la fois, la gestion intégrée de TOUT le secteur de l’éducation du pays et l’offre d’une plateforme  d’apprentissage à distance avec toutes les commodités requises, à autant d’écoles, de collèges et d’universités possibles.

Un challenge technologique possible avec le PGI Cocktail + élaboré par les fondateurs du PGI Cocktail et de ScolariX.

Il s’agit d’une approche qui permet d’élaborer une architecture logique particulièrement souple permettant de gérer autant d’établissements d’enseignement supérieur que souhaité (il peut aussi s’appliquer à l’enseignement secondaire voire fondamental) soit de manière autonome ou isolée soit de manière regroupée au sein d’un même système d’information comme par exemple celui de leurtutelle respective dont ils sont les composants.

Ce PGI multi-établissements permet l’autogestion et l’autonomie de chacune des institutions d’enseignement supérieur en mode hébergé ou local.Chacune dispose de sa propre instancedédiée du PGI, et ainsi de son propre système d’information.

Au Mali, cet outil gère l’ensemble des universités et grandes écoles publiques du Mali ayant la même tutelle (ministère) où la preuve du concept est faite pour une expérience unique en Afrique francophone et peut-être même au-delà!

Ainsi, quel que soit le niveau de la tutelle de regroupement (établissement, fédération d’établissements nationale ou internationale), cette dernière dispose d’une vision globale et intégrée de son système d’information fournissant un tableau de bord d’indicateurs temps réel s’appuyant sur un référentiel central de données cohérentes et fiables.

À ce propos, le RecteurMoussa Djiré de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako évoque trois vertus essentielles de l’outil :

« La première qui réside dans  le caractère global et systémique du progiciel PGI Cocktail+. Cela s’exprime à travers la création d’un espace de travail numérique complet prenant en compte toutes les préoccupations, académiques, pédagogiques, administratives et patrimoniales des gestionnaires universitaires. Cet espace englobe aussi bien les offres de formation, la gestion de la scolarité, y compris les inscriptions en ligne, la confection des cartes d’étudiants fiables que la mise en place d’une base de données pour la gestion des ressources humaines et l’accès aux ressources bibliothécaires numériques.

La seconde vertu concerne la possibilité de génération à temps réels des statistiques fiables sur différents indicateurs retenus. De ce fait, le progiciel constitue un outil efficace d’information et de suivi  des différents pans de la gouvernance universitaire, de la progression du taux des   inscriptions  aux sorties de promotions.

Enfin, la troisième réside dans la souplesse et l’adaptabilité constante du progiciel. La conception du programme est telle, qu’elle permet de prendre en charge les nouveaux besoins et problématiques qui apparaissent sans cesse  dans le champ de la gouvernance universitaire ».

Une quatrième vertu pourrait même être ajoutée, en cette période particulière de pandémie, c’est la capacité d’un tel système d’information totalement intégré de disposer d’un potentiel immédiat de virtualisation des enseignements et de la gestion. De même l’accès aux ressources numériques est particulièrement simplifié grâce au SSO (Single Sign On) CAS (Central Authentication System) livré de base avec le PGI Cocktail+.

Rappelons que l’expérience Campus Mali racontée dans un article pour le Congrès EUNIS (EuropeanUniversity Information Systems) tenu  en Norvège du 04 au 07 Juin 2019, a reçu la plus haute distinction, en étant élu comme  « Winner of the 2019 Elite Award ». 

Aujourd’hui, le PGI Cocktail+ / ScolariX+ dans sa version “Full Web” n’est plus un logiciel européen adapté à l’Afrique ; MAIS bien un logiciel refondu à 100% en Afrique et en premier lieu au Mali où il s’applique à tout le secteur de l’enseignement supérieur, avec possibilité sérieusement envisagée de l’étendre à tout le secteur de l’éducation.

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